Informations légales

Législation en vigueur : ce qu’il faut savoir

Avant de parler reprogrammation, FAP, EGR, AdBlue ou E85, il faut être clair sur le cadre légal. Ce qui suit est un résumé simplifié, à jour des grandes lignes de la réglementation française. Ce n’est pas un avis juridique, et chacun reste responsable de son véhicule.

Reprogrammation & transformations notables

En France, toute modification importante d’un véhicule peut être considérée comme une transformation notable. Le Code de la route prévoit qu’un véhicule modifié doit, en théorie, faire l’objet d’une nouvelle réception (RTI) auprès de l’administration et que la carte grise doit être mise à jour si les caractéristiques inscrites (puissance, énergie, etc.) changent.

Concrètement : une reprogrammation qui modifie la puissance ou le type de carburant sort du cadre strict d’origine du constructeur. Sur le papier, le véhicule n’est plus conforme à son homologation d’origine.

FAP, EGR, AdBlue : dispositifs antipollution

Les systèmes comme le FAP / DPF, la vanne EGR ou l’AdBlue sont des dispositifs de maîtrise de la pollution. La loi interdit de les supprimer, neutraliser ou contourner sur un véhicule amené à circuler sur route ouverte.

Le Code de la route prévoit que la suppression ou la dégradation volontaire de ces dispositifs peut entraîner des sanctions pénales (amende pouvant aller jusqu’à plusieurs milliers d’euros), l’immobilisation du véhicule et l’obligation de remise en conformité.

Contrôle technique & contrôles sur route

Le contrôle technique a été durci ces dernières années sur la partie pollution. Les centres disposent de moyens de plus en plus poussés pour repérer les manipulations des systèmes antipollution (FAP, AdBlue, etc.).

En parallèle, lors d’un contrôle routier ou d’une expertise (accident, litige), une modification non conforme peut être relevée et entraîner des conséquences administratives, financières et éventuellement pénales.

Assurance & déclaration des modifications

Un point souvent oublié : l’assurance. En cas de sinistre grave, un expert peut constater qu’un véhicule a été reprogrammé ou que des systèmes ont été modifiés par rapport à l’origine.

Si ces modifications n’ont pas été déclarées à l’assurance, l’assureur peut refuser tout ou partie de l’indemnisation. Le propriétaire reste alors seul responsable des dommages causés à lui-même, à son véhicule ou à des tiers.

Usage route ouverte vs usage spécifique

En pratique, on distingue deux choses :

  • Usage sur route ouverte : le véhicule doit rester conforme à son homologation et respecter les normes en vigueur.
  • Usage spécifique (compétition, circuit, démonstration privée, export…) : certains réglages ou configurations peuvent être tolérés uniquement dans ce cadre, sous la responsabilité exclusive du propriétaire.

Un même fichier ou une même configuration peut donc être techniquement possible, mais pas autorisée pour un usage routier dans la configuration demandée.

Position d’Auto France Performance

Auto France Performance fournit des solutions techniques et des fichiers destinés à des professionnels. Chaque partenaire est responsable de l’usage qu’il fait des outils et de la conformité des véhicules sur lesquels il intervient.

Notre ligne est simple :

  • Informer clairement les partenaires sur le cadre légal actuel.
  • Rappeler que tout véhicule circulant sur route ouverte doit respecter la réglementation en vigueur.
  • Inviter chaque professionnel à vérifier, si besoin, les points juridiques spécifiques avec les organismes compétents (DREAL, préfecture, assurance, conseil juridique…).

En utilisant nos services, chacun reconnaît intervenir sous sa propre responsabilité et s’engage à respecter la loi applicable dans son pays.

Avertissement important

Les informations de cette page sont fournies à titre indicatif et général. La réglementation peut évoluer, et certaines situations particulières peuvent nécessiter un avis juridique personnalisé.

Avant toute modification importante d’un véhicule (puissance, dépollution, carburant…), il est fortement conseillé de :

  • vérifier les textes en vigueur (Code de la route, contrôle technique, etc.),
  • se renseigner auprès de son assurance,
  • consulter, si nécessaire, un professionnel du droit ou un organisme officiel (DREAL, préfecture…).